dimanche 22 novembre 2009

Une étoile qui vola trop terre à terre






M erveilleux soleil, tu nous réchauffes
sans jamais nous brûler.

A moureuse avec un grand A et des petits a
tout au long de la journée.

R ieuse comme une enfant, ton innocence
nous ravit… et vole nos cœurs.

Y a-t-il une étoile dans le ciel qui brille comme toi ?

S ensible, tu as tellement de cordes à ton arc :
tes paroles nous vont droit au cœur
chaque fois que tu ouvres la bouche.

E légante avec ton bandana,
tu es ma reine… pour toujours.
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Maryse, ma sœur chérie, en désespoir de cause, s'est percée le front après s'être fait percer le coffre-fort de son coeur à l’âge de 21 ans. Elle ne court plus après l'amour,c'est l'amour qui l'a enterrée.



dimanche 15 novembre 2009

L’âne âme Anne





Mon âne, ce que tu es lent à comprendre.
J’ai ma vitesse, me réponds-tu, jusqu’à fendre l’âme.
Tu es têtu, tous le savent, quitte à te faire mordre les sabots.
Cela ne t’empêche pas de marcher comme si tu avais les pieds bots.

Mon âme est ta sœur sous de multiples angles.
Elle est vite, ô que oui, à se faire les mollets faire prendre.
Elle se pense forte alors qu’elle est souvent soupe au lait.
Elle trouve tout beau alors que souvent tout est laid.

Âme sur âne fidèles déambulent à jolis califourchons,
Oubliant tous deux qu’ils paraissent être deux beaux cornichons.
L’habit ne fait pas le moine, encore moins la cabochinerie
Qui pense avoir construit un nid d’amour alors que c’est au plus chinoiseries.

Anne, chère Anne, que vois-tu venir au loin ?
J’ai tellement de poussière dans l’œil que j’avoue ne voir rien.
Non. Ce n’est pas ton cavalier. C’est un troupeau de vaches.
Qui viennent en meute dévorer ton jardin à la rugueuse langue hache.

La Anne de s’écraser alors sous son âne abasourdi
Qui saisit l’occasion de s’écraser sur elle et tout petit s’y blottit
Et cette Anne, à défaut de ce beau cavalier transformé en vache,
Puise réconfort à cette chaleur rauque de ce rustre va que sache.

Âne, âme, Anne, tous descendez du latin amare.
Ne voulez point faire naufrage, plantez creux vos ancrages.
Vous savez que ce qui compte ce n’est point la parure
Mais de tous vos nobles sentiments la très noble gonflure.

Levez donc voile et partez sur la mer
Où les ânes se baignent à coups de hennissements aqueux
Où les Anne flottent allègrement au gré de leurs crinolines
Tandis que les âmes plongent des cieux dans la mer au gré des ânesrimes.


mardi 10 novembre 2009

Geai les bleus


J'ai les bleus.
Je surf sur les ailes d'un nuage.
J'ai les blancs,
vogue sur le ciel bleu.
Mes poumons d'acier qu'ils étaient
sont maintenant tout de ouate.

Sur ma planche de velours
maintenant regarde tout autour
et n'y vois plus... aucun vautour.

vendredi 6 novembre 2009

Vers laine


Est-ce un crime
que d’écrire en rimes ?
Faut-il pour cela
être sous l’effet du rhum
ou sous la subtile influenza
de la créature qu’on nomme homme ?

La rime est une balançoire sur la mer
qui tantôt explose telle une poudrière
tantôt vient nous chercher une douce caresse
avec un soupçon ou de joie ou de tristesse.

Écrire demande que coule le sang de l’encre.
Au lieu de couler à pic, l’écrivers jette l’ancre
sans vérifier si son pied, sa main ne soient pris à la corde
et qu’à tout prix, à cause d’une rime ne voudra démordre.

Il ne s’agit ici ni de drapeau ni de bandana parfumée.
On parle d’un cœur si tendre que prêt d’aller en tôle.
On parle d’un cœur égorgé, craquelé mutilé,
qui n’a que l’envie de se transformer en pleureur sôle.

Coupons les mots en courtes syllabes
les syllabes par tronçonneuses en minuscules lettres
Les lettres en charpie qu’on envoie vite au lab,
décortiquées pour savoir si ce sont des êtres vivants,
ou si on s’est fait avoir.

Au stéthoscope on enregistre, s’il en est, leurs battements.
Sinon est, direct on les enverra à l’enfouissement
parce que s’étant révélées gangrène pour crédules cerveaux
elles ne méritent que rimer dans noirceurs caveaux.

Faire les cent pas pour trouver des rimes
n’a de sens que si l’on marche en soi.
Si tout ce tra la la n’est fait que pour la frime,
cela passera pour ce que la chenille a, que de la soie.


Quand à la lueur des chandelles les poètes étreindront les mots,
leurs parleront, les écouteront, leur poseront des questions,
qu’ils coucheront sur papier leurs réponses, avec mult frissons,
alors ceux qui aiment les riches rimes et non rimes s’arrimeront
et mangeront à pleine bouche cette manne de l’esprit,
n’ayant plus souci ni de rimes ni de crimes ni de savants gabarits
mais seulement de juteux et savoureux mots qui en barques
les conduiront des Caraïbes en Alaska
les faisant à l’unisson crier à chaque dentelle tournure : Eureka !


Humble aveu : ce texte a été amélioré grâce à l’utilisation secrète du « Dictionnaire des rimes orales et écrites » de Larousse. Veuillez garder cela confidentiel, mais gardez la référence en main, sans dire que cela vient de Chaboum.

dimanche 25 octobre 2009

Accroche-cœur






Petit luminaire,
Petite lune bonne mère
Aux déjà formes si rondes
À faire sourire la Joconde
De te savoir admirée de nuit
Par ces amoureux, ces elle et lui
Qui voient en toi leurs sentiments
Si hauts, si nobles, si enlevant
Que de leurs yeux prennent de toi une partie
Pour te laisser là, magnifique croissant
Qui de part et d’autres du ciel luit
Toutes pointes brandies en arbalète
Torse bombé tel un athlète…
Blafard non, teint plutôt blanc cassé
Par ces fougueux météorites
Déambulant à toute vitesse
Et ne faisant qu’à vrai dire effleurer



Cette lune à la taille élastique
Qui pudiquement dévoile sa sveltesse
Et qui ronde ou en tranche ou même disparue
Fait le bonheur tant des hommes des champs que ceux de la rue.



mardi 13 octobre 2009

Va nu pied

Vladimir Kush

Quelle direction prendre ?


Suivre cinq doigts dans le sable


Un pied pointé vers les cieux ?


Petit couple, impressionne par de si grands directeurs..


alors qu'eux allaient leur chemin


Qu'ils y aillent donc, épaule contre épaule.


Le chemin de leur instinct les conduira aux chutes, aux cieux


sans ce conducteur monstrueux qui fait patte de velours


La petitesse est souvent plus grande que la grandeur pieds nus dans le sable.


mardi 6 octobre 2009

Coeurs de briques


Quand il y a soleil,
il y en a trop.
Les nuages alors,
on pourrait s'en passer !
La pluie ?
Toujours torrentielle,
pas moyen de n'avoir que des gouttes.

Un instant de sérénité
face à bâtisses plus que centenaires
qui ont vu tout cela
leur tomber sur le dos
sans qu'on les entende médire
sans qu'elles soient érodées.

Voilà pourquoi
elles sont sans ride
sans sourire, va
mais sans rictus,
et qui disent
en leur coeur de brique :
On ne peut se baigner
ni se faire bronzer,
soit,
mais de se faire
photographier
on ne se lasse jamais
car on se sait
éternels
tandis que
vents et soleils
s'en vont
tandis que nous,
nous resterons.
Photo: Thierry Courossé, France



samedi 3 octobre 2009

Boules de feu qui déboulent















Boule de neige Boule de suif Boule de Juif Boule au ventre Boule de crème glacée Boule aux entrailles Boule de feu de révolte de crissements de dents. Quels choquants contrastes !
Le monde déboule. La boule de neige grossit démesurément avec des mains des têtes qui dépassent et ses font couper par des branches, des troncs d’arbres et se font arracher la langue pour ne plus parler et se font arracher les yeux pour ne plus voir et se font bloquer les conduits lacrymo-nasaux pour ne plus pleurer.
La marche funèbre sera grandiose, sans opposants. Branle-bas de combat dans les cimetières. Qui dont osera abattre une pierre tombale, crier dans un cimetière en faveur des vivants. Les morts ne disent mot, qu’ils soient frais morts ou millénaires Tranquilles dans leurs tombes / lits, ils ne ronflent ni ne soupirent Boule de chair, boule de poussière. Qui donc prendra le temps de raccorder le casse-tête de redonner au grand sa grandeur, au chétif sa longueur sans oublier le moindre détail comme ces pattes d’oie qui s’envoleront, ces bedons qui feront place aux muscles, ces trous de mémoire qui seront remplacés par l’effervescence cérébrale ? Où donc est ce géant capable de soulever des milliards de tonnes de poussière, de roc, de boue, de lave ? Qui, s’il existe, peut jongler avec des milliards de boules cosmiques, sans en échapper aucune, à la vitesse de la lumière, vive, atomique, sans s’y brûler ? Qui (soyons sérieux, existe-t-il ?) peut soulever des milliards de tonnes d’eau et les projeter en l’air, sur une largeur de dix pays, sur une hauteur de 10 étages ?


Cessez de chercher dans les bibliothèques, livres savants, boules de cristal, méditation les jambes en l’air. Cessez de chercher loin. Mettez-vous plutôt à quatre pattes, fermez les yeux, tâtez à tâtons, soyez l’aveugle qui cherche avec le cœur ouvert et, avec le temps, étant patients, un flot vous submergera, de douceur, de tendresse, et alors fondront les couteaux de votre vie pour faire place au miel de l’âme que vous pourrez goûter sans barreaux, sans frontières.
Le concept de Dieu se transformera en celui d’une personne, invisible mais palpable que vous pourrez embrasser du regard sans le voir qui vous réchauffera quand vous grelotterez La mer ne s’est pas emplie toute seule. Les grands parents des poissons n’ont pas appris seuls à nager. La terre des montagnes ne s’est amoncelée par enchantement. La fauvette ne parcourt pas des milliers de kilomètres pour arriver pile à destination dans le sud en se laissant guider par le pilote automatique assurée d’arriver à bon port, comme par magie. Boule, fauvette, pilote, vous n’êtes qu’un grain parmi les plages des Caraïbes, du Mexique, du Maroc.


Microscopiques sommes-nous face à la rondeur immentesque de la terre et pourtant… combien nous prenons de la place ! Le soleil, c’est NOUS. La lune aussi. La mer avec. Et pourtant, combien la terre est terne, fade, smoguée. Et la mer, gluante d’huile non aloès, de poissons visqueux (où donc est ton agilité de naguère, petit poisson?), les piscines de béton sont plus attirantes, avec leurs algues en caoutchouc. Nymphes, revêtez vos casques de bain. Hommes, enfourchez vos pattes de grenouille.
La terre est malade et près de 7 milliards de patients sont sur la ligne d’attente… pour un temps seulement. Il y a des guérisons, des amputations, des strangulations, des cris d’allégresse, des cris d’horreur : de tout ! Avant le grand jour fatidique, pourquoi ne pas réfléchir, fermer télé, journaux, bouches et écouter les battements de vos cœurs, vos consciences, chercher le sens profond de la vie et voir si sous les roches vous ne trouverez pas une colonie de fourmis qui vous feront vous mettre à quatre pattes, à plat ventre pour découvrir comment ça marche dans l’univers, pour constater que souvent les petites choses comme les fourmis marchent mieux et plus vite que nos grandes choses et qu’au lieu de s’enfarger, elles avancent et amassent plus que nous, le ventre plein, repues, elles, et qu’elles reconnaissent qu’il y a un Programmeur au-dessus d’elles et que par conséquent les hommes-fourmis que nous sommes sont eux aussi sujets à ce Programmeur qui a programmé des milliards de connections pour qu’on ne court-circuite pas.
Alors donc, pourquoi ne pas, pas à pas, faire l’exercice quotidien de nous mettre tous à quatre pattes devant le Programmeur des fourmis et des humains pour que peut-être un jour les naines fourmis se lèvent debout pour admirer enfin le spectacle des humains s’étant enfin inclinés devant le tétagrammé, Celui dont tous nous sommes redevables, la Boule de Feu qui de tout temps nous maintenait en vie, nous maintient, nous maintiendra, 100% garantie, sans remise de la vie.

jeudi 24 septembre 2009

Arbre veinard



Cet arbre... quel veinard !
Il a planté racine
dans le corps de l'homme,
s'étire languissamment
de la surtout tête
aux pourquoi pas pieds.

Veines d'un brun rocaille
où même les pissenlits
ne poussent
mais où se poussent les oisillons
se faisant griller
par la douce braise
du soleil.




dimanche 13 septembre 2009

Docte âge île



Se tuer quarante heures semaines
Cinquante semaines année
Accroche palmier cactus sur le mur
ça fait oublier le vingt-deuxième étage d’en face
Regarder sa femme face à face
et aller pleurer dans les toilettes
ses enfants fans de tout sauf de toi
La vie est tellement belle… à la télé
tous ceux qu’on interview ont le sourire
aucun ne fait de l’embonpoint
aucun besoin de vocalise
plein d’amis tout le temps, partout
(ça ça doit être épuisant)

Le grand succès d’hier : E.T.
Celui de maintenant : E.J.
Je et Je le E devant le J.
L’ogive nucléaire
Être microzoaire
pour que tous nous scrutent dans le bocal :
« Il bulle ! Bientôt gazouillera !
Nous avons mis au monde une cellule
mise en prison pour l’éloigner des microbes »
Et les savants de jouir de leur docte célébrité
veillant à conserver toute la de circonstance célérité


Le savant est docte
Plus ses élucubrations sont échevelées
(on les passera toutes au peigne fin)
plus sa voix doit être posée
pour augmenter sa crédibilité

Puis le chaos
On découvre la supercherie


La cellule venait d’une cellule
qui venait d’une cellule
On lui mit les menottes
On avait dupé la science
pour épater le public

Puis le chaos sur la science
Elle avait mis à Dieu la camisole de force
le cachant entre l’arbre et l’écorce
comme si les feuilles venaient de nulle part
et les racines des roches millénaires

Au cachot, tous
Sans respectables tuniques blanches
Nus
Dévoilés

Doctissimes célébrités jetées soudain au pavé
On les savait tous férus des Charaïbes
Quand on leur annonça la nouvelle
ils étaient fous de joie :
l’âge île, l’âge du sable, la Grèce en mer…
Ils déchantèrent à l’unisson
en apprenant leur destination :
l’asile, voilà, le lieu de votre perpet retraite, en blanche camisole.
Vous croyiez avoir eu Dieu
Il vous a laissés vous faire avoir
par vous-mêmes
et vous voilà maintenant en cellule
qui bulle
qui bulle
Qui bulle ?
C’est Ti Bulle
Je perds la bulle
Ils savent han qu’on n’en savait pas plus qu’eux
On le paye cher
et on s’enroule dans les minces draps de nos minces lits
Quel âge as-tu ?
Tu me donnes combien ?
Le delirium s’infiltre
Le tremens s’installe
Les visites sont terminées
C’est le temps de vos piqûres
Allez venez mes petits
petits petits qui étiez si grands
on vous regarde d’en Haut
vous petites cellules
enfermées dans l’asile de l’est de Montréal
pour la nuit des temps



samedi 29 août 2009

Courbe touchante



De ses bras elle embrasa le soleil,
sortie de l'eau,
flamme aquatique,
statue d'argile,
donnant les bleus
au ciel
trop élevé
pour l'atteindre.

mercredi 26 août 2009

Le quand ? Le cancre.


Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur il dit oui à ce qu’il aime

il dit non au professeur
il est debout

on le questionne et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur



Composé par Jacques Prévert

Imagé par:

lundi 24 août 2009

Bougeotte & Bouillotte











Ô lâche société, que lourd est ton boulet,
toute à l’eau de rose, médiocre petit lait.
Boule de neige tu fais de tout, haut et bas fait.
Dès que vient le soleil, tout fond sans plus d’effet.






On se casse la tête pour à qui les trophées.
On casse les jambes des autres pour être beau premier.
Jouisseurs paparazzis, croquez miroirs cassés,
visages révélés noirs, urine trop tachetée.
Les juges sont cléments, seuls cent millions l’ont vu.
Différence il faut faire : champion et malotru
n’ont pas la même haleine; l’un se trompe, l’autre est rustre.


L’on se vante aujourd’hui : un Ipod à craquer
de milliers de chansons. Quand les batteries craquent,
on tape seulement du pied, la mémoire vient d’planter
mais on s’rappelle au moins qu’on a la facture
qu’on fouille frénétique et qu’enfin l’on capture :
Papiers à vingt chiffres valent leur pesant d’or.
La carte sans frontière, l’aéroport sans l’sou.
Bye plastique pour dix jours, soleil top tout son saoul.


Oublier à tout prix sa vie carnivore,
manger l’herbe de la mer, voler à dos d’oiseau,
si haut que disparaissent les gratte-ciel en poussière
et qu’à leur place prennent place des montagnes de palmiers
et que s’envolent en fumée tous les fuseaux horaire
et que ceux qui le veulent deviennent fermiers,
que ceux qui ne veulent pas retournent vite en ville
pour les voir disparaître… elles étaient si viles.


mardi 18 août 2009

Déraisonnable train


Maladie malada.
Dis donc : quand cesseras-tu de nous rendre dada?
Un pied dans la tombe avant même de venir au monde,
Nos tares sont là, nous attendant à la gare de la vie,
Nous amenant de station en station, de décennie en décennie.

À dix ans on est déjà petit homme, on soupire après ses vingt ans.

À vingt ans, on a été amoureux vingt fois,
Parlant d’amour avec un grand A haut comme le mont Everest,
manquant souvent d’oxygène, déçu de ces abandons déchirants,
pris de vertige par ces ascensions volcaniques qui finissent en morceaux mécaniques
sans pulsions cardiaques, au cœur vide.

Trente ans est le fol espoir d’une vie dorée :
Une femme pour la vie, une carrière à rubans, fort prometteuse, une santé de fer.


Quarante est le zénith de la mer des Caraïbes.
On a voyagé, fait des enfants, assumé des responsabilités, enrobé de velours le gant de fer, mûri.
Vu grand, vécu grand. Acheté ses premières lunettes, inscrit aux cours de gym.

À cinquante, quelques jointures qui font mal. Examen général de routine.
La locomotive ne tire plus comme avant. Attention au cholestérol.
Ralentissez monsieur, surveillez l’accélérateur.
Non, c’est pas vrai. J’arrête là le défilé des stations.
J’ai encore le cœur jeune, mes yeux voient l’horizon à l’infini. Mes mains attrapent les nuages, mes pieds grimpent dans les arbres, je nage comme un poisson…


Arrête capitaine. Tout cela est dur pour ta tête, pour le mât. Tout doucement tu descends la pente de la vie. Le train fait des ratés. La chose à faire : soigne ton intérieur, mets-toi beau en dedans… avant qu’il ne déraille, le train de la vie.






vendredi 14 août 2009

Bruits de la...

Douce valse des vois y elle